• Je vous en avais déjà parlé en 2016, ici, et cette fois, on est au pied du mur.

    L'enquête publique se termine le 5 février 2019 (mardi prochain !).
    Et il est urgent de donner son avis avant qu'il ne soit trop tard…

    Tout le monde peut donner son avis que l'on habite en Corrèze ou pas, en France ou pas !
    L'avis des vacanciers et touristes (spécialement des touristes étrangers) est primordial.

    En jeu, un projet d'implantation de dix éoliennes industrielles de 200 m de haut (!) sur les communes de Camps-Saint-Mathurin-Léobazel (19430), Sexcles (19430) et Mercoeur (19430), à proximité du site classé de la vallée de la Cère (2,2 km du "Rocher du peintre").

    10 éoliennes sont proposées dans ce dossier mais les promoteurs nous ont dit (pas écrit, bien sûr…) que 20 autres suivraient pour atteindre la production théorique annoncée.

     

    Éolien industriel en Corrèze - Enquête publique

     

    Bien évidemment, je m'oppose à ce projet faussement écologique, purement spéculatif, qui détruira le paysage corrézien jusqu'à présent épargné, le tissu social et l'essor du tourisme dans la région.
    De par le relief de la vallée, les pales ne seront pas visibles de chez moi mais du Grolier (à 700 m) et, bien sûr, de Moustoulat, de Saint-Hilaire, des Chancèves (entre autres).

    Pour participer à cette enquête, vous pouvez envoyer un mel
    À : pref-environnement@correze.gouv.fr
    Sujet : "Parc Éolien du Deyroux-Corrèze1"
    En indiquant vos nom et adresse postale

    Ou laisser un commentaire sur le site de la préfecture, ICI
    On peut aussi y consulter tous les documents concernant ce dossier.

    •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

    Voici le texte que j'ai envoyé pour cette enquête :

    • Je suis totalement opposé à ce projet

 industriel •

    D’autres l’ayant déjà fait de manière très sérieuse, même si je les approuve, je ne développerai pas ici les arguments techniques, économiques, médicaux, sociologiques, esthétiques, environnementaux qui montrent que l’éolien industriel terrestre tel qu’il existe aujourd’hui n’est pas une solution d’avenir.
    Je vais plutôt présenter les raisons personnelles qui me poussent à m’opposer ferment à ce projet.

    •••

    En 2011, après avoir cherché pendant plusieurs années en France et à l’étranger (Canada, Écosse, Norvège…) un endroit pour fuir durablement la ville, j’ai choisi de venir m’installer en Corrèze.

    Pourquoi la Corrèze ?

    En prospectant cette région, que je ne connaissais pas, j’ai trouvé les habitants agréables et accueillants, une nature très préservée avec de grandes forêts mélangées, de belles rivières, de nombreux endroits encore très sauvages, une forte biodiversité, un élevage à échelle humaine et, surtout, un département qui n’était pas défiguré par ces hideuses éoliennes industrielles qui m’avaient fait fuir d’autres endroits et qui (pour peu qu’elles arrivent à prouver un jour leur efficacité…) ont plus leur place dans des zones déjà industrielles que dans des régions hautement touristiques.
    Bien sûr, rien n’est figé mais je me suis dit qu’avec les nombreux barrages installés sur la Dordogne, qui placent la Corrèze dans les premiers rangs des départements français producteurs d’énergie verte, on était protégés des promoteurs et qu’il faudrait être bien stupide, ou mal intentionné, ou avide d’argent et sans scrupule, pour accepter de planter des aérogénérateurs de 80 m de haut dans une aussi belle région.

    Depuis, j’ai fait mon trou et propose maintenant, chaque été, à des amis et des touristes de venir chez moi en chambres d’hôtes pour décompresser de la ville, retrouver leur équilibre dans un environnement 100 % naturel et profiter de cette belle région qui offre, à la fois, une nature très présente, un magnifique patrimoine et de nombreux attraits sportifs.

    Fort du succès rencontré, j’ai déposé en mairie un dossier de projet de construction de micro-gîtes en immersion totale dans la nature, dans le but de développer un tourisme convivial et pédagogique mais aussi de proposer un environnement sain à des professionnels qui avaient besoin de s’isoler pour travailler et à des personnes en reconstruction ou en cure temporaire de désintoxication urbaine (victimes de burn-out, électrosensibles, convalescents, entre autres).
    Mon projet a reçu l’approbation unanime du conseil municipal.

    Mais voilà, depuis quelques années, des commerçants et monteurs financiers, surfant sur un soudain engouement politique pour le vent, débarquent en Corrèze en catimini, contactent des élus et des propriétaires fonciers, séduisent par un discours pseudo-écologique et moderniste, appâtent par des promesses de rentrées financières mirobolantes, font signer des baux et une fois le travail souterrain terminé, informe (a minima) les populations locales de leurs projets d’industrialisation du monde rural.

    Depuis longtemps, la cartographie des zones françaises propices à l’éolien définit, sans doute possible, le sud de la Corrèze comme une région sans vent ou en tout cas pas assez ventée.
    Mais les industriels veulent être sûrs quand même et posent des mats de mesures dans les communes repérées (dont les résultats restent « confidentiels »), pour constater, qu’effectivement, le vent à 80 m de haut n’est pas suffisant…
    Abandonnent-ils leurs projets alors que la population commence à se poser des questions sur le sérieux de l’affaire, la rentabilité et l’efficacité réelle de l’éolien actuel, les conséquences sur les relations de voisinage (déjà mises à mal par le travail souterrain tandis que la presse commence à parler de plus en plus de prises illégales d’intérêts), l’environnement, la protection de la faune, le foncier, le bâti, la santé, l’économie de la région, le tourisme ?

    Non !

    Il y a trop d’argent en jeu.

    Et voilà les éoliennes de 80 m de haut, présentées à l’origine du projet, qui ressortent du chapeau avec 200 m en bout de pale (les plus hautes de France… pour le moment…).
    Les élus favorables à l’époque, ceux dont les yeux s’ouvrent, crient à l’arnaque mais constatent avec amertume que les promoteurs s’étaient bien gardés de leur faire signer des documents dans lesquels figurait la hauteur des machines.

    La résistance s’organise, certains décideurs font traîner les choses mais la machine est en route et nous voilà maintenant au stade de l’enquête publique.

    Qu’adviendra-t-il du tourisme en général et de mes projets (parmi bien d’autres) en particulier, si ce projet voit le jour ? Les néoruraux, pour la plupart jeunes et motivés, qui affluent en Corrèze depuis quelques années, resteront-ils vivre à l’ombre des mats ? De nouveaux touristes viendront-ils en vacances pour (comme le disent encore certains) visiter nos champs d’éoliennes et se pâmer devant la beauté de ces machines écologiques qui donneront une image résolument positive et moderne à la région ?
    Par euphémisme : j’en doute fort !

    Et puis, quand un premier parc sera installé, il balaiera l’argument du tourisme et, « foutue pour foutue », la Corrèze verra tous les autres projets abandonnés ressurgir et de nouveaux promoteurs pointer leurs nez allongés.

    Une immense zone industrielle exploitée par des sociétés étrangères et désertée par les habitants qui en auront eu les moyens, est-ce vraiment ce que nous souhaitons pour notre si beau département ?

    En tout cas, pour moi, c’est NON !

    Philippe Rabagnac
    =
    Maîtrise en sciences de la Terre
    Illustration et conception graphique
    Design bois
    Ancien guide polaire
    =
    Monceaux-sur-Dordogne

     

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  • Ah, enfin un temps qui ressemble à un vrai hiver, aux Dames ! :)

    Avec le soleil annoncé et la température déjà supérieure à zéro, ça ne va pas tenir très longtemps mais bon, c'est déjà ça de pris !

    C'est beau, quand même :)

    Neige aux Dames

    Neige aux Dames

    Vallée enneigée

    Neige aux Dames

    Cinq bons centimètres, quand même mais c'est très mouillé.

    Neige aux Dames

    Le lutin semble apprécier…

    Lutin des neiges

    … et les poulettes aussi ! :)

    poulette des neiges

     

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    4 commentaires
  • L'année commence plutôt bien pour les habitantes des Dames ;)

    2019 sans stress

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  • En cette matinée froide et brumeuse (mais le soleil n'est pas loin :) du premier jour de cette année 2019, je vous souhaite le meilleur possible pour vous et vos proches,

    Et comme vous avez été sages
    (ou que vous le serez en 2019, je n'en doute pas ;)
    et que je me sens d'humeur généreuse et créative
    vous avez droit, cette année, à deux cartes :)

    Nouvel an

    Nouvel an

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    12 commentaires
  • Il fait ben frette, ce matin !
    Enfin, c'est quand même très relatif. Il n'a fait que - 2°C aux Dames, à l'abri du nordet, alors que - 5°C étaient annoncés sur le plateau. Encore loin de mes hivers nordiques entre - 10°C et - 48°C… ;)

    Mais le soleil est au rendez-vous et la vallée est bien belle avec sa robe blanche légère.
    Les poules ne semblent pas incommodées par l'arrivée de l'hiver mais les quatre-pattes, en attendant que le soleil soit plus haut, préfèrent les avantages de la vie "moderne".

    Moi, bien au chaud sous la couette et duvets, la fenêtre ouverte dans ma chambre sans chauffage, j'ai dormi comme un loir ! Il faut dire que la dernière "cantine" de l'année à l’Écharavel et sa bonne ambiance conviviale (je vous recommande !), nous a tenus éveillés fort tard, hier soir…

     

    vallée sous le givre

    Poule rousse

    Au cantou

    Et oui, ça arrive de s'endormir devant la télé ! ;) 

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