Il y a déjà un bon moment que le vieux mur en pierres sèches du jardin, entre la grange et la maison, faisait le ventre (sans doute pas à sa première tentative, il avait d'ailleurs été jadis plus ou moins consolidé avec du ciment) et que je me disais qu'il allait bien rompre aux prochaines grosses pluies. J'avais même prévu de mettre des étais en bois pour retarder le plus possible la survenue de ce supplément de travail plutôt malvenu.
Et bien, le coquin n'a pas attendu que je trouve un peu de temps pour m'exécuter et a profité que je fusse occupé par un gros travail sur ordinateur pour se laisser choir sans retenue sur les iris et les hémérocalles qui égayaient son pied au printemps. Pas très fair-play !
Braoummm, que ça a fait !
J'ai cru que mon chat avait encore fait tomber des planches entreposées sous l'auvent et suis descendu de mon bureau en grommelant. Eh bien non, c'était le mur.
Il a quand même bien choisi son moment le farceur et j'aurais dû me méfier… Pensez donc, un vendredi 13, y'avait pas de meilleur jour pour perpétrer ce vilain tour.
J'ai commencé à dégager les pierres pour laisser "respirer" les rhizomes et les bulbes qui venaient subitement de passer de "devant" à "dessous", et j'en ai profité pour vérifier que mon chat était totalement étranger à l'éboulement et indemne. Je n'ai même pas vu l'ombre de la couleuvre qui avait l'habitude de se glisser là en été mais c'est possible qu'elle hiberne plus loin car il y a encore des pierres dans le talus.
Heureusement, la mini-serre installée juste devant n'a été que frôlée et les pieds de ciboulette et de cerfeuil (très discrets en ce moment) ont été à peine touchés et vite dégagés.
Bon, ben me voilà avec un nouveau chantier sur les bras et pas des plus petits… ^^
Espérons que la suite du mur ne décidera pas de suivre le mouvement avant que je ne puisse m'y mettre…
